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El blog de Sueños de España

El blog de Sueños de España

Hace muchos años, cuando el idioma castellano entró en mi vida, empecé un maravilloso viaje que nunca acabará... Y tanto me gusta compartirlo con vosotros ! Gracias por seguirme, por participar, por dejar comentarios y leerme, y sobretodo, gracias por el amor y el cariño que les tenéis a nuestra bella España y a las culturas hispánicas.


Martina, la rosa número 13 / Martina, la treizième rose - Ángeles López

Publié par vero0576 sur 20 Juillet 2016, 21:24pm

Catégories : #Historia, #Libros, #Guerra civil (1936-1939)

Portada

Portada

Martina, la rosa número trece, es mucho más que una novela histórica : es la historia de un lazo invisible, familiar, que une a dos mujeres de la familia Barroso, a las que separan dos generaciones.

Todos conocemos a las "trece rosas", estas trece jóvenes condenadas a muerte y fusiladas contra la tapia del cementerio de Madrid el 5 de agosto de 1939, poco ddespués del fin de la guerra civil, por "adhesión a la rebelión" antifranquista.

El día en que Paloma descubre en el armario de su madre Lolita un par de zapatillas de esparto de niña, con una mariposa bordada, se entera de que su tía-abuela, Martina, era una de ellas. Entonces empieza su misión : un trabajo de búsqueda y de investigación para acabar con el silencio que rodea a su tía misteriosa. No sólo investiga para saber qué le pasó, sino también quién era esta joven dispuesta a morir por defender sus ideas.

El vínculo intemporal que la une a ella le permite ir mucho más allá del ya complicado trabajo de historiadora. Le sigue los pasos por el Madrid del 39, guiada por su voz silenciosa, hasta las salas de torturas franquistas y la superpoblada cárcel de Ventas. Comparte sus temores, sus preguntas, sus dudas y sus reflexiones a lo largo del camino que la llevará al funesto 5 de agosto.

Escribir un libro así a lo mejor no sólo ha necesitado mucho valor, el de enfrentarse con un pasado familiar tan doloroso, sino también también una empatía excepcional. Es un relato íntimo, que se adentra en la vida cotidiana, en la mente de sus protagonistas. La narradora experimenta, siente la pena, el temor, el frío, el dolor. Está con su tía-abuela. Es su tía-abuela. Hasta el fin.

Acababa de cumplir quince años y tenía ante mí la fascinación de un objeto inexplicable recién salido de un cofre : una zapatillas de esparto, diminutas, de una concepción artística hermosísimamente tenebrosa. Casi gótica, en tanto que desobediente a cualquier estética que yo conociera. Siete centímetros de una suela de cáñamo a la que se superponía una mariposa colorista – como salida del pincel del hijo de la luz y del sol, al que otros llaman Van Gogh -, bordadas a mano. Permanecí muda en aquella esquina de la cama, apenas deshecha por la liviandad de mi peso ; todavía admirada por la decadencia ojival y descarnada de aquel descubrimiento.
Enarbolando las zapatillas por los cordones me dirigí a la cocina donde mi madre aún peleaba a brazo partido con la goma rota de una olla demasiado gritona.
- ¿Mamá ?, ¿esta zapatillas, de quién son ?
Silencio. Mi objetivo no era llamar la atención sino obtener respuesta a una evidencia muda que ya anidaba en mi interior.
A aquel silencio le sucedió otro y luego otro, hasta completar varios minutos.
- ¿De dónde las has cogido ? preguntó, casi trémula, mi madre.
- Del armario.
Lolita había demorado el momento de las explicaciones. Siempre pensaba que podría ser más tarde, el mes próximo, tal vez el año siguiente. A fin de cuentas la niña era demasiado joven para entender ciertas cosas… Debía o no desaprovechar aquella oportunidad ?
- Nadie te manda hurgar en los dormitorios ajenos. Yo no miro en tu cajones, en tus monederos ni en tus cosas…
Comprendí que no iba a ser fácil escuchar una explicación coherente. Soltó la olla. Olvidó el imperioso cocido. Se derrumbó en la silla de baquelita negra que encontró más cerca de su cuerpo. Me miró extraviada como primera estación para terminar ahincando sus ojos en el suelo. Como si estuviera haciendo un examen de conciencia. Tras unos segundos su única elección pasó por relatar con voz monocorde, igual que una beata secunda avesmarías en misa, la verdad compartida y silenciada, a través de las mujeres de la familia Barroso.
- Las hizo mi tía… En la cárcel.
- Tu tía Domi – a la que todos llamaban Oliva – ¿ha estado en la cárcel ?
- Ella no. Su hermana Martina. Y la fusilaron acabada la Guerra.
- ¡Domi tenía una hermana que fue fusilada ! Pero… Por qué ?

Martina, la rosa número trece, angeles López, Seix Barral p.48,49

Unica foto auténtica que queda de Martina Barroso

Unica foto auténtica que queda de Martina Barroso

Je venais d’avoir quinze ans, et j’avais devant moi la fascination d’un objet inexplicable tout juste sorti d’un coffre : des petites espadrilles, minuscules, à la conception artistique joliment mystérieuse. Presque gothique, et ne répondant à aucun critère esthétique que je connaissais. Sept centimètres de semelle de chanvre sur laquelle venait se superposer un papillon coloré – comme tout droit sorti du pinceau du fils de la lumière et du soleil, que d’autres appelaient Van Gogh – brodées à la main. Je restai muette, assise sur le coin du lit, à peine défait par le faible poids de mon corps ; toujours étonnée par la décadence ogivale et décharnée de cette découverte.
Tout en brandissait les espadrilles que je tenais par les lacets, je me dirigeai vers la cuisine, où ma mère continuait à lutter à bras-le-corps avec le caoutchouc abîmé d’une marmite un peu trop braillarde.
- Maman, ces espadrilles, à qui sont-elles ?
Silence. Mon objectif n’était pas d’attirer l’attention, mais d’obtenir une réponse à une évidence muette qui m’habitait déjà.
Ce silence fut suivi d’un autre, puis d’un autre, pendant plusieurs minutes.
- D’où les sors-tu ? demanda ma mère, presque en tremblant.
- De l’armoire.
Lolita avait repoussé le moment des explications. Elle pensait toujours qu’elles pourraient avoir lieu plus tard, le mois suivant, ou peut-être l’année prochaine… En fin de compte, la petite était trop jeune pour comprendre certaines choses… Devait-elle ou non laisser passer cette opportunité ?
- Personne ne te demande de fouiner dans les chambres des autres. Moi, je ne regarde pas dans tes tiroirs, dans tes porte-monnaie ni dans tes affaires…
Je compris qu’il n’allait pas être simple d’avoir une explication cohérente. Elle lâcha la marmite. Oublia l’impérieux pot-au-feu. Se laissa tomber sur la chaise de bakélite noire qui se trouvait la plus proche d’elle. Elle me regarda, hagarde comme une condamnée à mort, et finalement fixa le sol des yeux. Comme si elle était en train de faire son examen de conscience. Après quelques secondes, elle n’eut d’autre choix que de raconter d’une voix monocorde, telle une bigote récitant des avesmarias à l’église, la vérité partagée et étouffée par toutes les femmes de la famille Barroso.
- C’est ma tante qui les a faites… En prison.
- Ta tante Domi, celle que tout le monde appelle Oliva, elle est allée en prison ?
- Pas elle. Sa sœur, Martina. Elle a été fusillée juste après la Guerre.
- Domi avait une sœur qui a été fusillée ! Mais… Pourquoi ?

Martina, la treizième rose, Angeles López, traduction de V. Ramond

Martina, la treizième rose, est bien plus qu'un roman historique : c'est l'histoire d'un lien invisible, familial, qui unit deux femmes de la famille Barroso, séparées par deux générations.

Nous connaissons tous les Treize roses, ces jeunes femmes condamnées à mort et fusillées contre le mur du cimetière de Madrid le 5 août 1939, peu après la fin de la guerre civile, pour "adhésion à la rébellion" antifranquiste.

Le jour où Paloma découvre dans l'armoire de sa mère une paire d'espadrilles de petite fille, brodée d'un papillon, elle apprend que sa grande-tante, Martina, était l'une d'elle. C'est alors que commence sa mission : un travail de recherche et d'enquête pour mettre fin au silence qui entoure sa mystérieuse tante. Elle n'enquête pas seulement pour savoir ce qu'il s'est passé, mais aussi pour comprendre qui était cette jeune femme prête à mourir pour défendre ses idées.

Le lien intemporel qui l'unit à elle lui permet d'aller bien au-delà du travail -déjà compliqué- d'historienne. Elle la suit pas à pas à travers le Madrid de 1939, guidée par sa voix silencieuse, jusqu'aux salles de tortures franquistes et la prison surpeuplée de Ventas. Elle partage ses peurs, ses questions, ses doutes et ses réflexions tout au long du chemin qui la mènera jusqu'à ce funeste 5 août.

Ecrire un livre tel que celui-ci n'a pas seulement demandé un grand courage, celui d'affronter un passé familial douloureux, mais aussi une exceptionnelle empathie.Il s'agit d'un récit intime, qui pénètre dans la vie quotidienne et dans l'esprit de ses protagonistes. La narratrice sent, ressent le chagrin, la peur, le froid, la douleur. Elle est avec sa grande-tante. Elle est sa grande tante. Jusqu'au bout.

 

Zapatillas de esparto bordadas por Martina en la cárcel de Ventas para su sobrina Lolita

Zapatillas de esparto bordadas por Martina en la cárcel de Ventas para su sobrina Lolita

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