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El blog de Sueños de España

El blog de Sueños de España

Hace muchos años, cuando el idioma castellano entró en mi vida, empecé un maravilloso viaje que nunca acabará... Y tanto me gusta compartirlo con vosotros ! Gracias por seguirme, por participar, por dejar comentarios y leerme, y sobretodo, gracias por el amor y el cariño que les tenéis a nuestra bella España y a las culturas hispánicas.


Marina - Carlos Ruiz Zafón

Publié par vero0576 sur 19 Avril 2017, 17:56pm

Catégories : #Libros

Marina - Carlos Ruiz Zafón

Marina me dijo una vez que sólo recordamos lo que nunca sucedió.

Marina, Carlos Ruiz Zafón, ed. Booket p.7

Si os ha gustado La sombra del viento, sin duda la novela más conocida de Carlos Ruiz Zafón, no andaréis despistados con ésta; y si no, es una manera muy agradable de prepararse para la lectura de la saga del Cementerio de los libros olvidados.

Muchos elementos coinciden : el ambiente gótico de una Barcelona misteriosa y oscura, personajes enigmáticos y maléficos, mundos subterráneos, mujeres diáfanas e irreales, los temas de la búsqueda y de la amistad. Tambien encontramos, como en otras novelas de Zafón, los maniquíes, el fuego, la desfiguración, el olor como señal de identidad (como el olor a papel quemado que nos acompaña a lo largo de La sombra del viento), los símbolos (la mariposa negra nos recuerda la escalera de caracol en El laberinto de los espíritus), el tema de la locura... Así que si conocemos el resto de su obra estamos en nuestro elemento.

La historia ocurre en la Barcelona de la década de los ochenta. Se trata de un relato en primera persona cuyo narrador, Óscar, es un joven de quince años. A menudo después de las clases se escapa del internado donde vive para ir a pasear por la ciudad. Durante uno de estos paseos entra en un caserón y, asustado al ser pillado por el propietario, huye sin darse cuenta de que tiene en la mano un reloj de oro. Se siente culpable y algunos días después decide regresar al caserón y devolver el objeto; entonces conoce a Marina, la hija de Germán, el propietario. Rápidamente nace entre Óscar y Marina y su padre una amistad muy fuerte, y el joven se siente como parte de la familia. Un día Marina conduce a su nuevo amigo a un cementerio y observan a una mujer vestida de negro con la cara cubierta con un velo; según Marina viene a menudo a poner una rosa sobre una tumba anónima, sólo identificada con una mariposa negra. A partir de este momento los dos jóvenes van a tratar de descubrir el enigma de esta tumba que les llevará a seguir los pasos de un hombre misterioso por una Barcelona subterránea y llena de monstruos donde la naturaleza es cruel y el hombre se las da de Dios.

El interés de la novela radica por supuesto en este universo tan especial creado por Zafón y que volverá a utilizar en las novelas posteriores pero también, como siempre, en la profundidad sicológica de sus protagonistas a quienes vamos aprendiendo a conocer : los dos adolescentes nos sorprenden por su madurez : Óscar es un joven muy valiente, dispuesto a todo incluso a arriesgarse la vida para proteger a Marina de la que está secretamente enamorado; y Marina es una chica de corazón inmenso, empática, que siempre antepone la felicidad de los otros a la suya; constituyen una pareja de la que el lector se encariña inmediatamente. El personaje de Germán también resulta muy interesante; vive por su hija y esconde su pena por la muerte de la mujer a quien amaba con mucha discreción y pudor. Los tres construyen un mundo lleno de ternura que contrasta de manera muy violenta con el mundo exterior poblado de monstruos. Estos dos universos parecen ser las dos caras de una misma moneda, más aun cuando no podemos evitar de ver un paralelismo entre la historia de amor de Germán y Kirsten y la de Kolvenik y Eva, siendo cantantes las dos mujeres y ambas de una belleza casi sobrenatural; no sé si sería exagerado ver en Kolvenik (aunque sea algo anacrónico...) un reflejo de otro ser maléfico que también pretendía "corregir" la naturaleza y estaba enamorado de una tal Eva...

En muchas críticas he leído que la novela es una mezcla de El fantasma de la Opera y Frankenstein (no será una casualidad si una de las protagonistas se llama María Shelley...) ; la comparación me parece muy acertada y resume bien el libro, su ambiente y las pistas de reflexión que abre... El sueño de la razón produce monstruos, decía Goya...

V.RAMOND

 

 

 

Marina m'avait dit un jour que nous nous rappelons seulement ce qui n'est jamais arrivé.

Marina, Carlos Ruiz Zafón, ed. Booket p.7 Trad. V.RAMOND

Si vous avez aimé L'ombre du vent, sans doute le roman le plus connu de Carlos Ruiz Zafón, vous ne serez pas déroutés avec celui-ci; et dans le cas contraire, il s'agit d'une très agréable façon de vous préparer à la lecture de la saga du Cimetière des livres oubliés.

De nombreux élements sont semblables: l'ambiance gothique d'une Barcelone mystérieuse et obscure, des personnages énigmatiques et maléfiques, des mondes souterrains, des femmes diaphanes et irréelles, les thèmes de la recherche et de l'amitié. Nous retrouvons également les mannequins, le feu, la défiguration, l'odeur comme marque identitaire (nous nous souviendrons de l'odeur de papier brûlé qui nous accompagne tout au long de L'ombre du vent), les symboles (le papillon noir n'est pas sans nous rappeler l'escalier en colimaçon du Labyrinthe des esprits), le thème de la folie... Si nous connaissons déjà le reste de l'oeuvre de Zafón, nous voilà donc en terrain connu.

L'histoire se passe dans la Barcelone des années quatre-vingt. Il s'agit d'un récit à la première personne dont le narrateur, Oscar, es un jeune homme de quinze ans. Souvent, après les cours, il s'échappe de l'internat où il est pensionnaire pour aller se promener dans la ville. C'est durant l'une de ses escapades qu'il entre un jour dans une grande bâtisse et, effrayé lorsqu'il est surpris par le propriétaire, il s'enfuit sans se rendre compte qu'il a gardé dans la main une montre en or. Il se sent coupable et quelques jours plus tard décide de revenir dans la demeure pour y rendre l'objet; c'est alors qu'il fait la connaissance de Marina, la fille de Germán, le propriétaire. Rapidement naît entre Oscar et Marina et son père une amitié très forte, et le jeune homme sent qu'il fait comme partie de la famille. Un jour, Marina conduit son nouvel ami jusqu'à un cimetière où ils observent une femme toute vêtue de noir, le visage recouvert d'un voile; selon Marina, elle se rend souvent au cimetière pour y déposer une rose sur une tombe anonyme, seulement identifiée par un papillon noir. A partir de ce moment, les deux jeunes gens vont tenter de percer l'énigme de cette tombe qui les conduira à suivre la trace d'un homme mystérieux, dans une Barcelone souterraine et peuplée de monstres, où la nature est cruelle et où l'homme se prend pour Dieu.

L'intérêt du roman repose bien entendu sur cet univers très spécial créé par Zafón, qu'il réutilisera dans ces romans postérieurs, mais également, comme toujours, sur la profondeur psychologique des protagonistes que nous apprenons peu à peu à connaître : les deux adolescents nous surprennent par leur maturité : Oscar est un jeune homme courageux, prêt à tout, même à risquer sa vie, pour protéger Marina dont il est secrètement amoureux; et Marina est une jeune fille au coeur immense, empathique, qui fait toujours passer le bonheur des autres avant le sien; ils forment un couple auquel le lecteur s'attache immédiatement. Le personnage de Germán présente également un grand intérêt; il vit pour sa fille et dissimule sa peine pour la mort de la femme qu'il aimait avec beaucoup de discrétion et de pudeur. Les trois construisent un monde plein de tendresse qui contraste violemment avec le monde extérieur, peuplé de monstres. Ces deux univers semblent être les deux faces d'une même pièce de monnaie, d'autant plus qu'on ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre l'histoire d'amour entre Germán et Kristen et celle entre Kolvenik et Eva, les deux femmes étant chanteuses et toutes deux d'une beauté presque surnaturelle; je ne sais pas s'il serait exagéré de voir en Kolvenik (bien que ça soit quelque peu anachronique, certes...) le reflet d'un autre être maléfique qui prétendait "corriger" la nature et était également amoureux d'une certaine Eva...

J'ai lu dans de nombreuses critiques que ce roman est un mélange du Fantôme de l'Opera et de Frankenstein (ça ne doit pas être un hasard si l'un des personnages s'appelle María Shelley...); la comparaison me semble fort justifiée et, à mon sens, résume parfaitement le livre, son ambiance et les pistes de réflexion qu'il ouvre... Le sommeil de la raison produit des monstres, disait Goya...

V.RAMOND

Marina - Carlos Ruiz Zafón

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Angeline 22/04/2017 20:59

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci

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