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El blog de Sueños de España

El blog de Sueños de España

Hace muchos años, cuando el idioma castellano entró en mi vida, empecé un maravilloso viaje que nunca acabará... Y tanto me gusta compartirlo con vosotros ! Gracias por seguirme, por participar, por dejar comentarios y leerme, y sobretodo, gracias por el amor y el cariño que les tenéis a nuestra bella España y a las culturas hispánicas.


El niño con el pijama de rayas / Le garçon en pyjama rayé - John Boyne

Publié par vero0576 sur 22 Avril 2017, 18:25pm

Catégories : #Libros

[...] sus piernas, que no paraban de moverse, lo iban acercando más y más a aquel punto, que entretanto se había convertido en una manchita y empezaba a dar muestras de convertirse en un borrón. Y poco después el borrón se convirtió en una figura. Y entonces, a medida que Bruno se acercaba más, vio que aquella cosa no era ni un punto ni una manchita ni un borrón ni una figura, sino una persona.
Y que aquella persona era un niño.
Bruno había leído suficientes libros de aventuras para saber que uno nunca podía estar seguro de qué iba a encontrar. La mayoría de las veces los exploradores tropezaban con algo interesante que sencillamente estaba allí, sin molestar a nadie, esperando a que lo descubrieran (por ejemplo, América). Otras veces descubrían algo que seguramente era mejor dejar en paz (como un ratón muerto en el fondo de un armario).
El niño pertenecía a la primera categoría. Estaba allí sentado, sin molestar a nadie, esperando a que lo descubrieran.

El niño con el pijama de rayas, John Boyne, ed.Salamandra p.106

El niño con el pijama de rayas / Le garçon en pyjama rayé - John Boyne

El niño con el pijama de rayas es un libro tan emocionate que es difícil saber a qué género pertenece... Una novela histórica quizás. O más bien una fábula. Una fábula histórica. Una historia de niños para que los mayores aprendan a pensar sobre el sentido de la vida, sobre estas fronteras visibles e invisibles que erigimos sin darnos cuenta. El odio no es innato, se inculca, se aprendre. Todos nacemos iguales y un día erigimos muros infranqueables que encierran a los demás y nos encierran a nosotros mismos.

Es la historia de Bruno, un niño de nueve años igual que otros muchos niños de nueve años; vive en una casa grande y bonita en el Berlín de los años 40 con sus padres y su hermana que es "tonta de remate"; también viven cerca los abuelos y sus "tres mejores amigos para toda la vida". Un día un hombre extraño y maleducado con un pequeño bigote muy raro viene a cenar en casa de Bruno. Entonces su padre militar consigue un nuevo trabajo muy importante y Bruno y su familia tienen que mudar de casa e irse a vivir en un lugar extraño de nombre impronunciable : Auchviz, en una casa más pequeña, en medio de la nada, frente a una alambrada detrás de la que viven millares de personas, todas vestidas con un pijama de rayas. Y como a Bruno le encanta jugar al explorador, un día decide explorar cerca de la alambrada y conoce a un niño, Shmuel, con quien va a trabar amistad.

No os imaginéis que se trata de un libro más sobre la segunda guerra mundial y sus horrores. Sobre los campos de concentración. Nada de eso. Es la historia de dos niños cuya inocencia el mundo de los adultos no ha conseguido alterar. Niños que viven en un mundo sin barreras ni fronteras ni alambradas. Bruno no entiende lo que está pasando allí del otro lado, no sabe quiénes son estas personas aunque sospecha que ocurre algo feo. Muy feo. Sin embargo conserva todas sus ilusiones sobre el mundo y sobre su padre que para él es un héroe, el comandante a quien todos respetan, con su uniforme con un dibujito raro pero muy bonito. Tampoco sabe lo que significa otro dibujito bonito en forma de estrella en el brazalete de Shmuel. Sólo ve a un niño flaco, muy flaco eso sí; y hambriento. Pero quiere jugar con él, los niños están para jugar, ¿ verdad ? La inocencia de Bruno es conmovedora, vemos el horror a través de sus ojos; no, el horror no se ve sino que se adivina o se presiente, pero nunca se ve porque ojos de niños no pueden ver eso. Vive en su mundo de niño con su padre-héroe, su hermana "tonta de remate", los criados callados y sus sueños de explorador. Y no tiene la más mínima idea de adónde le van a conducir sus sueños de explorador... Y Shmuel, el niño del pijama de rayas que vive allí, del otro lado y apenas habla de lo que ve, de lo que aguanta. Por temor a perder a su nuevo amigo o por pudor casi no habla, sólo habla del pasado porque ya no hay presente. Los dos niños son iguales : nueve años y nacidos el mismo día; casi gemelos, separados por la alambrada y por una crueldad insensata.

Me encantó este libro que leí casi de un tirón; se lee con facilidad porque en él cabe toda la sencillez y la inocencia de un niño; no busca complicaciones, sólo la verdad : la verdad de los sentimientos. Y con un final totalemente inesperado, probablemente el final más triste que he visto, que te deja un sabor amargo y unas tremendas ganas de gritar al mundo que el mundo no es eso : no debe ser eso. El odio y las alambradas deberían desaparecer de la faz de la tierra para siempre. Sin embargo los muros crecen y crecen cada vez más altos...

[...] ses jambes, qui n'arrêtaient pas de bouger, le rapprochaient de plus en plus de ce point qui, entre-temps, était devenu une petite tache et semblait vouloir se transformer en gribouillage. Et très vite le gribouillage devint une silhouette. Et alors, au fur et à mesure que Bruno s'approchait encore, il vit que cette chose n'était ni un point, ni une petite tache, ni un gribouillage, ni une silhouette, mais une personne.
Et que cette personne était un petit garçon.
Bruno avait lu assez de livres d'aventures pour savoir que l'on ne peut jamais être sûr de ce que l'on va trouver. La plupart du temps, les explorateurs tombaient sur quelque chose d'intéressant qui était simplement là, sans embêter personne, en attendant qu'on le découvre (comme l'Amérique, par exemple). D'autres fois, ils découvraient quelque chose qu'il valait sûrement mieux laisser tranquille (comme une souris morte dans une armoire, par exemple).
Le petit garçon appartenait à la première catégorie. Il était assis là, sans embêter personne, en attendant qu'on le découvre.

El niño con el pijama de rayas, John Boyne, ed.Salamandra p.106, trad. V.RAMOND

Le garçon en pyjama rayé est un livre si émouvant qu'il est difficile de déterminer à quel genre il appartient... Un roman historique, peut-être. Ou plutôt une fable. Une fable historique. Une histoire d'enfants pour que les grands apprennent à réfléchir sur le sens de la vie et sur ces frontières visibles et invisibles que nous érigeons sans nous en rendre compte. La haine n'est pas innée, elle s'inculque, elle s'apprend. Nous naissons tous égaux et un jour nous érigeons des murs infranchissables qui enferment les autres et nous enferment nous-mêmes.

C'est l'histoire de Bruno, un petit garçon de neuf ans semblable à bien d'autres petits garçons de neuf ans; il habite une jolie grande maison dans le Berlin des années 40 avec ses parents et sa soeur qui est "une abrutie finie"; ses grands-parents vivent aussi non loin de là, ainsi que "ses trois meilleurs amis pour toute la vie". Un jour un homme étrange et aux mauvaises manières, avec une petite moustache très bizarre, vient dîner chez Bruno. C'est alors que son père militaire obtient un nouveau travail très important, et toute la famille doit déménager pour vivre dans un endroit au nom imprononçable : Auchviz, dans une maison plus petite, au milieu de nulle part, face à une clôture en barbelés derrière laquelle vivent des milliers de personnes portant toutes un pyjama rayé. Et comme Bruno adore jouer à l'explorateur, il décide un jour d'explorer tout près de la clôture et fait la connaissance d'un petit garçon, Shmuel, avec qui il va se lier d'amitié.

Ne vous imaginez surtout pas qu'il s'agit d'un énième livre sur la seconde guerre mondiale et ses horreurs. Sur les camps de concentration. Pas du tout. C'est l'histoire d'enfants dont le monde des adultes n'a pas encore réussi à corrompre l'innocence. Des enfants qui vivent dans un monde sans barrières ni frontières ni barbelés. Bruno ne comprend pas ce qu'il se passe là-bas, de l'autre côté, il ne sait pas qui sont ces personnes, mais pressent qu'il s'y passe des choses laides. Très laides. Cependant il garde toutes ses illusions sur le monde et sur son père qui est pour lui un héros, un commandant respecté de tous, qui porte un uniforme avec un curieux petit dessin très joli. Il ne sait pas non plus ce que signifie le joli petit dessin en forme d'étoile sur le bracelet de Shmuel. Il voit juste un petit garçon maigre. Très maigre, ça oui; et affamé. Mais il veut jouer avec lui, car les enfants sont là pour jouer, non ? L'innocence de Bruno est émouvante, nous voyons l'horreur à travers ses yeux; ou plutôt non, l'horreur ne se voit pas mais se devine ou se pressent, mais ne se voit jamais car des yeux d'enfant ne peuvent pas voir ces choses-là. Il vit dans son monde d'enfant avec son père-héros, sa soeur "abrutie finie", les domestiques muets et ses rêves d'explorateur. Et il n'a pas la moindre idée d'où vont le mener ses rêves d'explorateur... Et Shmuel, le garçon en pyjama rayé qui vit là-bas, de l'autre côté, et parle à peine de ce qu'il voit, de ce qu'il supporte, par peur de perdre son nouvel ami ou par pudeur; il ne parle que du passé car il n'y a plus de présent. Les deux garçons sont semblables : neuf ans, nés le même jour; presque des jumeaux, séparés par une clôture et une insensée cruauté.

J'ai adoré ce livre, que j'ai lu presque d'un trait; il se lit facilement car il renferme toute la simplicité et l'innocence d'un enfant; il ne cherche pas de complications, rien que la vérité : la vérité des sentiments. Et avec une fin totalement inattendue, probalement la fin la plus triste que j'ai vue, qui te laisse un goût amer et l'envie de hurler au monde que le monde n'est pas cela : il ne doit pas être cela. La haine et les clôtures de barbelés devraient disparaître de la surface de la Terre à jamais. Et pourtant les murs ne font que grandir, toujours plus haut...

 

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