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El blog de Sueños de España

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Hace muchos años, cuando el idioma castellano entró en mi vida, empecé un maravilloso viaje que nunca acabará... Y tanto me gusta compartirlo con vosotros ! Gracias por seguirme, por participar, por dejar comentarios y leerme, y sobretodo, gracias por el amor y el cariño que les tenéis a nuestra bella España y a las culturas hispánicas.


La bibliotecaria de Auschwitz - Antonio G. Iturbe

Publié par vero0576 sur 1 Janvier 2016, 22:20pm

Catégories : #Libros, #Historia

La bibliotecaria de Auschwitz - Antonio G. Iturbe

En el campo de Auschwitz en el barracón 31, el de los niños, existía una escuela clandestina, destinada a hacer olvidar a los niños el horror y la muerte que rondaban por todas partes.  Dita, una joven judía, tenía la responsabilidad de cuidar la biblioteca, también clandestina, constituida de ocho libros confiscados a prisioneros que llegaban al campo.

La bibliotecaria de Auschwitz es un himno al poder de las palabras, estas palabras pequeñas, escondidas, clandestinas, que construyen las grandes almas. No son palabras que se gritan, como las del führer, no se imponen a la fuerza, no son paredes que encierran sino ventanas abiertas al mundo. Porque el mundo está afuera, el mundo no es esta fábrica de muerte creado por hombres llenos de odio. Cada página de estos ocho libros, que constituyen sin duda la biblioteca más pequeña que haya existido jamás en el mundo, es un paso hacia la normalidad, es un peligro, un temblor o un susurro que murmura que todo sólo es una pesadilla, que todo se va a parar. El título de la obra ya es una contradicción : ¿ cómo puede existir una biblioteca en un lugar tan terrible como Auschwitz ? Cómo una adolescente puede poner en peligro su vida para repartir libros entre niños a menudo condenados a morir ? Lo que sobresale de esta lucha es la necesidad absoluta de mantener una normalidad, a la vez dentro del campo, y una puerta hacia el porvenir, el después, porque habrá vida después.

Fredy Hirsch la observaba en silencio, complacido entre su mirada absorta y su boca abierta mientras hojeaba el atlas. Si tenía alguna duda sobre la responsabilidad que había depositado en aquelle chiquilla checa, se le disipó en ese instante. Supo que Edita cuidaría esmeradamente la biblioteca. Tenía ese vínculo que une a algunas personas con los libros.Una complicidad que él mismo no poseía, demasiado activo para dejarse atrapar por líneas y líneas impresas en páginas. Fredy prefería la acción, el ejercicio, las canciones, el discurso... Pero se dio cuenta de que Dita tenía esa empatía que hace que ciertas personas conviertan un puñado de hojas en un mundo entero para ellas solas.

La bibliotecaria de Auschwitz, Antonio G. Iturbe, Editorial Planeta, 2014, p.45

Avec satisfaction, Fredy Hirsch observait en silence son regard absorbé et sa bouche entrouverte tandis qu'elle feuilletait l'atlas. S'il avait eu le moindre doute sur la responsabilité qu'il avait confiée à cette petite fille tchèque, il se dissipa à cet instant. Il sut que Dita prendrait grand soin de la bibliothèque. Elle avait ce lien qui unit certaines personnes aux livres. Une complicité qu'il ne possédait pas lui-même, car il était trop actif pour se laisser ainsi attraper par des lignes et des lignes imprimées sur des pages. Fredy préférait l'action, l'exercice, les chansons, les discours... Mais il se rendit compte que Dita avait cette empathie qui fait que certaines personnes transforment une poignée de feuilles en un monde entier destiné à elles seules.

Traduction V. RAMOND

La bibliothécaire d'Auschwitz, Antonio G. Iturbe

Dans le camp d'Auschwitz, dans le baraquement 31, celui des enfants, existait une école clandestine, destinée à faire oublier aux enfants l'horreur et la mort qui rôdaient partout. Dita, une jeune juive, avait la responsabilité de s'occuper de la bibliothèque, également clandestine, constituée de huit livres confisqués à des prisonniers qui arrivaient au camp.

La Bibliothécaire d'Auschwitz est un hymne aux mots, ces petits mots, cachés, clandestins, qui construisent les grandes âmes. Ce ne sont pas les mots que l'on crie, comme ceux du führer, ils ne s'imposent pas par la force, ce ne sont pas des murs pour enfermer, mais des fenêtres ouvertes sur le monde. Car le monde est dehors, le monde n'est pas cette usine de mort créée par des hommes remplis de haine. Chaque page de ces huits livres, qui constituent sans nul doute la plus petite bibliothèque qui ait jamais existé en ce monde, est un pas vers la normalité, un danger, un tremblement, un chuchotement qui murmure que tout cela n'est qu'un cauchemar, que tout va s'arrêter. Le titre est en lui-même une contradiction : comment peut-il exister une bibliothèque dans un lieu aussi terrible qu'Auschwitz ? Comment une adolescente peut-elle mettre en péril sa vie pour distribuer des livres à des enfants le plus souvent condamnés à mourir ? Il ressort de cette lutte la necessité absolue de garder une normalité, à la fois à l'intérieur du camp, et aussi une porte vers l'avenir, vers l'après, car il y aura une vie, après.

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